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CONSULTATION PUBLIQUE REACTEUR NUCLEAIRE EPR

le Ven 8 Sep - 12:29
Je reviens sur le problème de la cuve du réacteur EPR de Flamanville qui n'a pas l'air d'inquiéter grand monde.
Il s'agit d'une pièce maîtresse qui présente un défaut ; l'ASN a donné un accord provisoire à Areva sur l'agrément relatif à la conformité du produit. Cependant, elle procède depuis juillet dernier et jusqu'au 12 septembre 2017 à une consultation publique. Même si ça m'étonnerait qu'elle tiennne compte du résultat, je pense qu'il ne faut pas qu'elle puisse dire que les citoyens se désintéresse de la chose.
L'ASN assure, au nom de l'État, la réglementation et le contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection pour protéger le public, les patients, les travailleurs et l'environnement. Elle informe les citoyens. Le projet d'avis qu'elle soumet est à cette adresse
https://www.asn.fr/Reglementer/Participation-du-public/Consultations-du-public/Consultations-du-public-en-cours/EPR-projet-d-avis-de-l-ASN-relatif-a-l-anomalie-de-la-composition-de-l-acier-du-fond-et-du-couvercle-de-la-cuve
Les calottes du couvercle et du fond de la cuve du réacteur EPR de Flamanville ont été fabriquées en 2006 et 2007 par forgeage par l’usine Creusot Forge d’Areva NP. Contrôlé par l’État français, ce genre d'acteur, paradoxalement, échappe en fait au contrôle public.
Rappel : Composition de la société AREVA :
Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (54,37 %)
État Français (28,83 %)
KIA (4,82 %)
Autres actionnaires (4,01 %)
CDC (3,32 %)
EDF (2,24 %)
Total (0,95 %)
Salariés (1,02 %)
Framépargne (0,22 %)
Autocontrôle (0,22 %)
Si la pièce défectueuse avait été fabriquée pour 50000€ par une petite PME, on aurait sèchement retoquée la chose et tant pis si cela aurait été fatal pour la petite boîte en question.
Donc, si l'on tergiverse, c'est parce qu'il s'agit d'une pièce chère fabriquée par une AREVA, société détenue et contrôlée par l'Etat français.
J'ai lu les rapports présentés par l'ASN. C'est pas de la tarte ! Et beaucoup de verbiage. Mais d'ores et déjà, j'attire l'attention du profane sur le fait exposé ci-après. Le défaut qui a été découvert sur la cuve du réacteur EPR concerne sa résilience. Ce mot utilisé aussi en psychologie désigne pour un acier un caractère inverse de la fragilité. Plus l'acier est résilient, plus il résiste à la rupture fragile, c'est à dire, pour être simple, plus il résiste aux chocs. Et, en résistance des matériaux, la connaissance des ruptures fragiles est l'exercice le plus difficile, mais en plus, dans la pratique, les chocs sont les sollicitations les plus imprévisibles, les plus « traîtres ». J'ai donc l'impression que l'ASN est « dans ses petits souliers » et qu'elle ne veut pas prendre la décision définitive seule. En gros, elle aimerait un assentiment public à la prise de risque supplémentaire qu'elle doit autoriser ou non. En clair, si ça casse, elle ne sera pas la seule responsable ! 
Dans le nucléaire, le problème, c'est la société que cela implique. Sont en jeu de telle sommes d'argent et une stratégie internationale, que tout gouvernement « libéral » fait de a rétention d'information... et d'argent !
Il y a une quarantaine d'année, j'ai fréquenté le responsable de la sécurité du CEA de Grenoble. Il me disait que, techniquement, il  ne craignait pas le nucléaire car on le maîtrisait ; ce qui l'inquiétait, c'était le type de société qu'il implique : autoritaire, policière et cachottière à cause du niveau de risque et des sommes en jeu.... NOUS Y SOMMES !
Des milliers de commentaires ont été posté sur le site de l'ASN. On peut encore l'inonder jusqu'au 12 septembre....
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merci

le Ven 8 Sep - 14:45
Merci Jean Marie de m avoir éclairé sur ce sujet préocupant
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Re: CONSULTATION PUBLIQUE REACTEUR NUCLEAIRE EPR

le Ven 8 Sep - 20:56
Si préoccupant que,  comme tout ce qui est difficile à imaginer, on va le mettre sous le tapis  No . Pour faire le point, voir l’article de Libération :
http://www.liberation.fr/futurs/2017/06/28/epr-de-flamanville-le-gendarme-du-nucleaire-evite-un-accident-industriel-a-edf_1580236
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Re: CONSULTATION PUBLIQUE REACTEUR NUCLEAIRE EPR

le Sam 9 Sep - 11:04
Projet d’avis de l’ASN relatif à l’anomalie de la composition de l’acier du fond et du couvercle de la cuve du réacteur EPR de la centrale nucléaire de Flamanville (INB n° 167)


Areva NP a mis en évidence fin 2014 une anomalie de la composition chimique de l’acier de la cuve du réacteur EPR de Flamanville, pouvant conduire à dégrader sa capacité à résister à la propagation d’une fissure. Areva NP a lancé un programme d’essais afin de justifier que la résistance mécanique de l’acier est suffisante dans toutes les situations de fonctionnement, y compris accidentelles. Les conclusions d’Areva NP ont été transmises à l’ASN en décembre 2016.

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https://www.asn.fr/Reglementer/Participation-du-public/Consultations-du-public/Consultations-du-public-en-cours/EPR-projet-d-avis-de-l-ASN-relatif-a-l-anomalie-de-la-composition-de-l-acier-du-fond-et-du-couvercle-de-la-cuve
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Re: CONSULTATION PUBLIQUE REACTEUR NUCLEAIRE EPR

le Sam 9 Sep - 11:12
«Roulette russe»

Les ONG, qui n’ont jamais voulu de cet EPR et militent pour une sortie progressive du nucléaire, crient déjà au scandale. Pour elle, la sécurité de la population est sacrifiée sur l’autel de simples considérations financières. «L’ASN est incapable de remplir sa mission en matière de sûreté nucléaire. Sacrifier la sûreté pour sauver une industrie en faillite est absurde», a tweeté Greenpeace France sitôt connu l’avis préliminaire du gendarme de l’atome. «L’ASN renonce définitivement à sa mission de garantir la sûreté nucléaire. Cet avis sur l’EPR plonge la France dans soixante ans de risque nucléaire», a aussi lancé le chargé de programme Energie de l’ONG, Cyrille Cormier.

L’association Sortir du nucléaire parle carrément sur le réseau social de «roulette russe» pour dénoncer le fait que «l’ASN propose, de 2018 à 2024, six ans d’utilisation d’un couvercle défectueux sans possibilité de contrôler sa fragilité». Ce mercredi matin, 24 militants de Greenpeace ont manifesté devant le chantier de Flamanville pour «dénoncer l’irresponsabilité d’EDF et Areva et interpeller le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot». «Les pressions subies par l’ASN de la part d’EDF et Areva illustrent l’enjeu industriel d’une décision qui ne relève désormais plus de la sûreté nucléaire seule. Elle est avant tout devenue politique», argumente l’ONG dans un communiqué, parlant de «passage en force» de la part des industriels. Greenpeace demande à Hulot, ministre en charge de la sûreté nucléaire, de ne pas autoriser le démarrage du réacteur, en appelant à sa «responsabilité».

«L’ASN ne peut plus prendre une décision de sûreté en toute indépendance et ne peut résister à la pression. Tout simplement parce que le véritable enjeu derrière l’autorisation de cette cuve, c’est la survie de l’industrie nucléaire française, explique Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire pour Greenpeace France. Ce n’est pas aux citoyens français de payer le prix des erreurs stratégiques et techniques d’EDF et Areva. Nicolas Hulot peut encore leur éviter cela, en mettant fin au chantier de Flamanville.»
Hulot en première ligne


Pour l’instant, le gouvernement est resté silencieux. Nicolas Hulot, pourtant a priori connu pour ses positions anti-nucléaires depuis Fukushima, s’est contenté de s’en remettre à l’Autorité de sûreté nucléaire : «la première chose que je fais est de regarder l’avis de l’ASN», a-t-il simplement déclaré mardi, selon l'AFP. Une position difficilement tenable sur la durée, car ce premier feu vert à la cuve de l’EPR risque de mettre le ministre de l’Ecologie en première ligne face aux partisans de plus en plus nombreux de la sortie du nucléaire. Et peut-être face à ses propres contradictions, s’il n’arrive pas à imprimer sa marque au sein d’un gouvernement qui n’a manifestement pas l’intention d’accélérer la sortie du nucléaire.


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Re: CONSULTATION PUBLIQUE REACTEUR NUCLEAIRE EPR

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